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"Un monde à part" : Chronique de Laurent Beauvallet - Ouest France, édition nationale, du dimanche 18 novembre 2012

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dautin derouet 

Billet de René Troin sur sa page  facebook
 
J’ai écouté « Un monde à part », l’album d’Yvan Dautin. Et je l’écoute encore, dans l’ordre et en entier. Pourtant, c’est rare, de nos jours, un CD où, passé la troisième écoute, on n’a pas envie de sauter deux ou trois plages. Je sais bien que c’est son premier album studio depuis longtemps et que, pour autant qu’il ait eu beaucoup de chansons d’avance, il n’aura retenu que les très bonnes. Quoi 
qu’il en soit, c’est chapeau bas ! Parce que le mec, on le retrouve vingt ans après pile où on l’a laissé. Penché à la fenêtre de chez lui, à regarder l’humanité qui passe, aime et souffre au-dessous, en face et sur les bords. « La Femme battue », c’est la grande sœur de « La Malmariée », et les clients d’« elle », du temps qu’elle tenait la forme (et le pluriel correspondant) à être plus souvent « de rue » que « de chaise », je les vois bien l’aborder « Les mains dans les poches sous les yeux ». Et quand il s’engage en appuyant où « Tout va mal » sur une musique légère, je l’apprécie aussi Dautin : un message qu’on peut siffler dans la rue, il risque de se propager… Qui sait ? 
Voilà pour l’auteur. Pour les musiques, il a eu la sagesse de les confier à des gens dont les mélodies sont à la hauteur de ses paroles. L’avantage avec le jazz, qui domine ici, c’est qu’il est indémodable. Et qu’il laisse aux musiciens des ouvertures pour dialoguer avec le chanteur : un chorus de guitare, ici ; un solo de piano, là. Mention spéciale aux « Da-di-di-dam-dam » qui prolongent « La vie » et m’ont ramené à « Hey Jude » (on ne se refait pas…). Quant aux moyens inattendus dans une « petite production » – ces violons et cuivres à volonté –, quel plaisir de les entendre utilisés à bon escient. Allez, j’avoue : si je les aime toutes, ces douze chansons (et un poème), j’en mets une au sommet : « La Valse des adieux » (Dieu, qu’elle prend au cœur, celle-là !). 
Quelques mots pour l’interprète. D’abord, j’ai remarqué qu’il roulait quelques « r » à l’ancienne, comme j’aime pas trop (mais, étrangement, ils s’estompent au fil des écoutes). Ensuite, même quand il juliencler[c]ise (qu’il est lyrique un poil de trop, si vous préférez) sur « On est de ce pays », ça reste supportable. Enfin, je me demande si « De Rue de chaise » ne serait pas une manière d’hommage à Caussimon (j’ai bien noté la présence de « Monsieur William » sur l’album enregistré en public au Forum Léo-Ferré). Quand il envoie « C’est trop tôt pour le beaujolais », par exemple, je n’entends plus Dautin mais Caussimon. Hallucination auditive ? ça ne change rien : Caussimon et Dautin, je les range sur le dessus du même panier.

 – avec Yvan Dautin(demande d’identification) et Yvan Dautin (demande d’identification).

 

Chronique de Richard Clochard - Francofans décembre 2012

 

dautin francofans

 Billet de Daniel Pantchenko sur son Blog Chanson que tout cela

 

Les 20 et 21 novembre derniers, selon sa propre expression, Yvan Dautin « faisait le Zèbre » ; celui de Belleville, une salle parisienne aussi habitée qu’intime, où d’autres font aussi du cirque. Quatre ans après l’enregistrement public de Ne pense plus, dépense, il présentait son nouvel album studio, Un monde à part, en compagnie d’Angelo Zurzolo (piano), Gilles Bioteau (contrebasse / basse électrique) et Didier Guazzo (batterie).

 

 

 

Un nouveau disque d’Yvan Dautin, cela fait chaud au cœur, cette voix, qui (comme le note avec justesse Laurent Gharibian dans le dossier de presse) « distille un propos doux amer où la désespérante lucidité laisse transparaître… la tendresse et l’amour de la vie »

La suite sur son blog 

 

dautin Kemper

 

Chronique à lire en Intégralité sur le Blog de Michel Kemper (Chorus) 

http://nosenchanteurs.eu/index.php/2012/11/16/le-monde-a-part-dyvan-dautin/

 

Article de la voix du Nord 10 mars 2013

Françoise Kucheida sait choisir ses invités pour les Jeudis de Françoise. Au côté d'un Yvan Dautin maître de sa scène et de ses textes, Audrey Antonini a fait montre de talents prometteurs.

 Yvan Dautin, un peu acteur, surtout chanteur, a comblé le public de la salle Allain-Leprest.

Malgré sa longue carrière, Yvan Dautin est peut-être un inconnu pour les plus jeunes. Et pourtant... L'interprète de La Médusepour lequel il a reçu son premier titre en 1969 aux Relais de la chanson française, organisés par le journal L'Humanité, a eu une longue carrière musicale. Comme théâtrale, d'ailleurs, puisqu'il a notamment joué sous la direction de Robert Hossein (Les Misérables, en 1980) ; et a co-écrit La Rançon de la Gloire pour la chaîne France 3 en 1988. Pour l'anecdote, il a aussi composé la chanson du générique de L'Île aux enfants !

Du show et de l'humour

Né en 1945, l'auteur de Boulevard des Batignolles était donc à Liévin jeudi soir... avec toujours autant de swing ! Chanteur expressif, il met en scène ses textes comme un acteur et fait de son concert un véritable show. Dans la salle intimiste Allain-Leprest, la magie opère immédiatement. Et l'humour d'Yvan Dautin charme son public comme d'autres charment les serpents... Et de l'humour, il lui en faut, car l'artiste chante les gens tristes et les drames quotidiens. Sous sa plume, la vie des épiciers moroses devient une succession d'actes quasi héroïques, et les gens qui ont leurs mains dans les poches et des poches sous les yeux sont rarement aussi vivants. Alors oui, c'est triste, l'amour surtout, « qui peut donner envie de se pendre », mais on excuse Yvan Dautin, car, paraît-il, l'humour pardonne tout...